Déc
07

L'actualité du moment, dans le monde...


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  • 5èmes Journées de lutte contre la Sclérose en plaques

Du 21 au 28 mars, l'Union pour la lutte contre la sclérose en plaques organise des journées de sensibilisation cette maladie invalidante pour laquelle il n'existe malheureusement pas encore de traitement curatif. Cette association a auparavant organisé un grand concours de vidéos sur le thème "Moi, la sclérose en plaques, je la vois comme ça", vidéos qui seront diffusées sur les télévisions et écrans de cinéma pendant toute cette semaine.

En dehors de la diffusion des trois vidéos lauréates (parmi 112 candidatures !) dont nous vous avions parlé début février (news avec les vidéos gagnantes en lien ci-dessous), ces journées seront l'occasion d'autres manifestations de sensibilisation, comme une exposition de peintures réalisées par des patients à la Mairie du 17ème arrondissement de Paris, des conférences, concours régionaux et expositions.

Ces manifestations ont pour objectif de faire comprendre la réalité de cette maladie, qui touche environ 80 000 français et ne dispose pas encore de traitement curatif. Les premiers signes -faiblesse musculaire localisée, diminution de la sensibilité de certaines parties du corps, fourmillements, engourdissements, troubles visuels, urinaires, de mémoire...- doivent notamment être mieux connus afin de mieux dépister cette maladie au stade précoce : les moyens de prise en charge existent afin de diminuer les troubles et de mieux vivre avec la maladie et ses fréquentes complications chroniques.

La Sclérose en plaques, source de handicaps et touchant surtout les sujets jeunes, donc actifs, a un coût financier et social élevé, ce qui explique la mobilisation des associations comme l'Unisep afin de recueillir des dons financiers qui pourront aider au quotidien les personnes les plus touchées.

Source : unisep.org, mars 2009

21 mars 2009

 

 

  • Le don d'organes : informer ses proches de son choix

Le nombre de dons d'organes se maintient en 2008 par rapport à 2007, malgré la liste des patients en attente de greffe qui continue d'augmenter : 222 personnes sont décédées en 2008, faute d'être greffées à temps. Une campagne de sensibilisation est menée depuis le 07 mars 2009 afin que chacun se fasse une opinion quant au don d'organe et fasse connaître sa position auprès de ses proches.

En France en 2008, 1 563 donneurs ont été prélevés et 4 620 greffes réalisées. Cependant, le nombre de personnes en attente d'une greffe en 2008 était de 13 687. Ce chiffre ne cesse d'augmenter tandis que le nombre de dons se maintient depuis 2007.

Face au manque de donneurs, l'Agence de la biomédecine mène une campagne de sensibilisation et de réflexion sur le don d'organe et la greffe. Donneur ou non, l'important est de faire connaitre sa décision auprès de ses proches, afin qu'ils puissent respecter ce choix. Pour ceux qui refusent le prélèvement, il est possible de s'inscrire sur le registre national des refus.

Le prélèvement sur les donneurs décédés ou en mort céphalique est très limité : les proches doivent donner leur autorisation pour le don. Le choix est d'autant plus difficile, face au deuil et face à l'ignorance fréquente des proches concernant la décision du défunt. C'est pourquoi il est important de dire à ses proches son choix par rapport au don.

Source : communiqué de presse Agence de la biomédecine, mars 2009

Des sites pour aller plus loin ledonlagreffeetmoi.com don d'organe

12 mars 2009

 

 

  • La maltraitance des enfants sous-estimée en France

En France, on dénombre environ 100 000 enfants qui seraient en danger dont 19 000 maltraités. Dans 9 cas sur 10, la maltraitance est due à un membre de la famille ou à un proche. La maltraitance des enfants est plus ou moins médiatisée selon les actualités, mais reste toutefois un phénomène social courant, auquel chacun peut être confronté un jour ou l'autre.

D'après les études de l'Observatoire national De l'Action Sociale décentralisée (ODAS) en 2006, 98 000 enfants étaient en danger : 19 000 étaient considérés comme maltraités car subissant des maltraitances psychologiques, physiques ou des violences sexuelles tandis que les enfants restants étaient considérés comme en danger. Leurs conditions de vie étaient telles qu'elles risquaient de compromettre leur santé, leur sécurité, leur moralité ou leur éducation. Cela n'est toutefois pas considéré comme de la maltraitance.

Toutefois, ces chiffres ne sont pas forcément représentatifs et peuvent sous-estimer le nombre réel de maltraitances. Ces dernières peuvent être difficiles à mettre en évidence chez les plus jeunes : les décès dus aux violences peuvent parfois être imputés au phénomène de mort subite. Dès qu'il y a mise en danger et dès le plus jeune âge, les médecins sont tenus de faire un signalement judiciaire afin qu'une enquête soit menée. La brigade des mineurs interrogent alors les parents suspectés de maltraitance envers leurs enfants.

Depuis mars 1997, le 119 est le numéro d'appel "Allô Enfance en Danger". L'accueil téléphonique permanent a pour mission de réceptionner les appels, de transmettre si nécessaire les informations recueillies aux services des Conseils Généraux compétents. Ces derniers interviennent alors en proposant diverses aides adaptées et peuvent saisir l'autorité judiciaire dans certains cas.

En 2008, le "119, Allô Enfance en Danger" a reçu environ 2 200 appels par jour. Il est utile de rappeler que l'accueil téléphonique a lieu tous les jours et 24h/24h. Si vous rencontrez un enfant maltraité ou que vous avez même des soupçons, il est important de le signaler et de contacter le 119.

La maltraitance des enfants fera l'objet d'un documentaire « Enfants martyrs », diffusé ce soir à 20h35 sur France 3. Les journalistes Claire Lajeunie et Julie Zwobada ont suivi Gaël, 16 ans qui a subi dès l'âge de 8 ans, les violences de son père pendant 21 mois. Ce document donne la parole non seulement aux enfants mais également aux proches maltraitants et permet de comprendre comment un enfant peut se reconstruire malgré son passé.

Sources : http://www.allo119.gouv.fr, février 2009 ; France 3

3 mars 2009

 

 

  • Dépister le baby blues avant la fin de la grossesse

On peut connaître les risques pour une femme de faire un baby blues avant la fin de la grossesse. C'est ce que prétendent des chercheurs américains, qui auraient découvert un marqueur sanguin de la tendance à la dépression du post-partum.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont mesuré le taux d'une hormone de la grossesse, l'ACTH (Adrenocorticotropic Hormone) chez plus de 100 femmes avant leur accouchement. Puis ils ont surveillé la survenue du baby blues après la naissance de l'enfant. Et il semblait y avoir une corrélation très nette entre cette hormone et la déprime des jeunes mamans. Son taux permettrait en effet de prédire dans 70 % des cas le trouble psychologique à venir.

Certes, cela signifie également que dans 30 % des cas, le baby blues est apparu malgré l'absence d'élévation du taux de l'hormone. Inversement, il y aurait eu dans cette étude un quart de "fausses positives", femmes qui malgré des taux d'ACTH élevés pendant leur grossesse n'ont pas fait de baby blues.

Pour les chercheurs, l'hormone en question n'est pas la cause de la déprime mais elle augmenterait en fonction du niveau de stress chez la femme enceinte. Pour éviter le baby blues, rester zen durant ces neuf mois serait ainsi la meilleure solution, même si c'est évidemment plus facile à dire qu'à faire...

Source : Archives of General Psychiatry, janvier 2008.

16 fevrier 2009

 

 

  • Les inducteurs d'ovulation n'augmentent pas le risque de cancer

Parmi les traitements de l'infertilité féminine, les inducteurs d'ovulation sont fréquemment utilisés. Ils permettent de stimuler la production d'ovules par les ovaires, ce qui aurait pu faire craindre une majoration ultérieure du risque de cancer. Une large étude menée auprès de 50 000 danoises démontre heureusement le contraire.

Une partie importante des problèmes d'infertilité sont dus à un déséquilibre hormonal qui entraîne un trouble de l'ovulation (ovulation non systématique à chaque cycle ou absente). Afin de pallier à ce déséquilibre, les médecins peuvent prescrire des médicaments inducteurs d'ovulation, ce qui permet de stimuler davantage les ovaires et d'augmenter les chances d'ovulation. Ces médicaments sont très efficaces, à tel point que depuis leur commercialisation, le nombre de grossesses gémellaires ou plus a très nettement augmenté.

Mais cette hyperstimulation, qui entraîne une augmentation des périodes d'émission d'ovules et de cicatrisation secondaire de l'ovaire, faisait craindre à la communauté scientifique une augmentation du risque de cancer. Selon une étude de la Société danoise contre le cancer publiée le 6 février dans le British Medical Journal (BMJ), il semble que ce risque puisse être écarté. Pour parvenir à ce résultat, l'équipe du Pr. Jensen a suivi 54 362 femmes ayant des problèmes d'infertilité entre... 1963 et 1998 !

En comparant le nombre de cancers ovariens chez les femmes ayant pris des inducteurs de l'ovulation et celles n'en n'ayant jamais pris, les chercheurs danois n'ont pas trouvé de risque accru chez les premières, y compris chez les femmes qui ont pris ces médicaments pendant plus de 10 cycles ou qui ne sont jamais tombées enceintes. Les auteurs soulignent toute de même que ces résultats devront être confirmés dans les années qui viennent, car un grand nombre de femmes suivies n'ont pas encore atteint l'âge de 60 ans, âge où surviennent la majeure partie de ces cancers souvent très graves. Ils rappellent également les bénéfices psychologiques et physiques de la survenue d'une grossesse rendue possible uniquement par la prise de ces médicaments, bénéfices qui, selon eux, compensent de toute façon les éventuels effets indésirables de ces médicaments.

Il est cependant rassurant de constater cette absence d'augmentation du risque de cancer, d'autant plus que les tumeurs ovariennes font partie des cancers les plus difficiles à traiter aujourd'hui.

Source : BMJ, communiqué de presse, 2 au 6 février 2009

8 fevrier 2009

 

 

  • Une bonne santé à tous...

Pour cette nouvelle année, toute l'équipe vous souhaite une heureuse et bonne année 2009. Et surtout une bonne santé, qui vous permettra de réussir tous vos projets 2009 !

2 janvier 2008

 

 

  • Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension

Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension

"Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension" est le thème choisi pour la Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension. Ce message fort rappelle que la tension artérielle entre 40 et 60 ans conditionne l'état de son cerveau à 70 ans.

L'hypertension peut provoquer des infarctus du myocarde, des insuffisances rénales, des accidents vasculaires cérébraux, mais aussi des troubles de la mémoire et des démences. Les études scientifiques récentes indiquent que le traitement d'une hypertension artérielle (HTA) est le seul moyen de prévention aujourd'hui reconnu comme efficace pour éviter les risques de démence et de maladie d'Alzheimer.



L'hypertension artérielle, maladie fréquente

Journée Nationale de Lutte contre l'hypertensionL'hypertension artérielle (HTA) est une maladie fréquente à prendre au sérieux. Cette pathologie ne fait que se développer puisqu'on estime qu'elle touchera 1,5 milliard d'individus dans le monde à l'horizon 2020. Liée au surpoids, au mode de vie, à l'hérédité... elle concerne plus de 10,5 millions de Français qui sont traités avec des médicaments antihypertenseurs.
Des Français ignorent encore leur hypertension. On estime que 20 % des plus de 50 ans souffrent d'hypertension sans le savoir. A l'occasion de la campagne 5 minutes d'@tension réalisé à bord des trains iTGV du 12 au 18 mai 2008, 2 280 mesures de tension ont été effectuées chez des voyageurs. Résultat : 20 % présentaient à deux reprises des chiffres supérieurs à 140/90 mmHg, le seuil reconnu comme définissant l'hypertension artérielle.
Le plus souvent, ce sont des hommes entre 35 et 55 ans qui ne sont pas dépistés ou qui sont dépistés et non traités. En outre, seulement 11 % des Français de plus de 40 ans considèrent l'hypertension comme un problème sérieux. Pourtant, certaines conséquences peuvent être graves.



L'HTA négligée menace le cerveau

L'hypertension artérielle malmène nos artères, elle est responsable de nombreuses lésions au niveau de la paroi des artères. Toutes les artères sont indispensables, mais celles du cerveau le sont davantage puisque si le sang n'arrive plus au cerveau, cela engendre une mort certaine ou de graves séquelles. Une des premières conséquences est l'accident vasculaire cérébral (AVC). C'est la 3ème cause de décès en France et la 1ère cause de handicap. L'hypertension peut aussi provoquer des infarctus du myocarde. De plus, des études très récentes ont souligné l'impact des facteurs vasculaires, en particulier l'hypertension artérielle, sur le déclin cognitif. Une hypertension négligée provoque petit à petit, à bas bruit, des petites lésions au cerveau qui aboutissent à terme à une perte progressive de certaines fonctions du cerveau comme la mémoire ou le raisonnement. Ces lésions favorisent la survenue de la maladie d'Alzheimer ou d'autres démences. La tension entre 40 et 60 ans conditionne donc l'état du cerveau à 70 ans et plus.



Soigner son hypertension=protéger son cerveau

Aujourd'hui, le nombre d'individus atteints de démence dans le monde est de 20 millions et sera de 80 millions en 2040. Avec le vieillissement de la population et l'allongement de l'espérance de vie, la prévention des démences devient un vrai enjeu de santé publique. On sait maintenant que l'hypertension à un âge moyen de la vie est un paramètre fortement prédictif d'une détérioration du fonctionnement de notre cerveau plus tard.
Soigner son hypertension est donc capital pour protéger son cerveau de demain. "De nombreuses études ont récemment démontré que les traitements hypertenseurs ont un effet protecteur sur les fonctions cognitives y compris la maladie d'Alzheimer. C'est même le traitement qui a le plus haut niveau de preuve d'un effet préventif sur ces maladies qui inquiètent tant" indique le Pr Jean-Jacques Mourad, Président du CFLHTA.



Conseils pour préserver son capital "neurones"
* Connaître sa tension artérielle en la faisant mesurer au moins une fois par an au moins ;
* Voir avec son médecin s'il est possible de simplifier la prise des médicaments ;
* S'organiser un minimum pour ne pas être en panne de médicaments ;
* Se rendre chez le pharmacien avant la fin de la boîte de médicaments. Néanmoins, le pharmacien a la possibilité de délivrer les médicaments contre l'hypertension même si l'ordonnance est arrivée à terme, en attendant une prochaine consultation ;
* Au-delà du traitement, il faut adapter son mode de vie. Se savoir hypertendu est une motivation supplémentaire pour pratiquer une activité physique et arrêter de fumer. Une bonne hygiène de vie est une aide supplémentaire pour préserver sa tension aujourd'hui et sa santé cérébrale de demain.



A l'occasion de la Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension, le CFLHTA publie un nouveau livret pratique sur cette maladie. Intitulé "Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension", il veut informer plus particulièrement les plus de 40 ans afin que ceux-ci réalisent qu'en avançant en âge, leur tension conditionne l'état de leur cerveau. Vous trouverez ce guide dans certaines pharmacies et cabinets médicaux. Vous pouvez aussi le demander au CFLHTA ou le télécharger sur leur site www.comitehta.org

Et si à l'occasion de cette Journée, vous alliez faire mesurer votre tension ?

Anne-Sophie Glover-Bondeau- 9 décembre 2008
Source : communiqué de presse, CFLHTA, 2 décembre 2008

13 decembre 2008

 

 

  • Le tarif des actes médicaux disponibles en ligne

Les actes dits techniques, comme les examens radiologiques, la chirurgie ou l'endoscopie, sont de plus en plus fréquents dans la médecine moderne. Afin de mieux informer les patients, l'Assurance Maladie met à disposition les coordonnées des professionnels de santé concernés et leurs tarifs.

Chaque année, plus de 110 millions d'actes techniques sont réalisés en France en dehors de l'hôpital public (cabinets de ville, cliniques privées, secteur privé de l'hôpital). Ces actes peuvent être très coûteux, or jusqu'à présent il n'existait pas de moyen fiable pour les patients leur permettant de se faire une idée précise de ce qu'ils allaient dépenser.

Afin de pallier à cette carence, l'Assurance Maladie a rajouté sur son site le service "Adresses et tarifs", en ligne depuis janvier 2007 et accessible sur le site ameli.fr ou en appelant le 36 46 (téléconseillers de l'Assurance Maladie). Ce service comprend le descriptif des 100 actes les plus fréquents, descriptif qui va permettre aux patients de mieux comprendre l'intervention qu'ils vont subir, par exemple : Chirurgie des tendons par arthroscopie : intervention consistant à réparer les tendons de l'épaule à l'aide d'un arthroscope et d'instruments introduits par de petites incisions dans l'articulation.

Ce service donne également accès à une liste de professionnels de santé avec pour chacun d'entre eux les actes qu'il réalise, ses coordonnées, son mode d'activité, ses tarifs (fixes en secteur 1, variables en secteur 2) et s'il accepte la carte vitale. La base de remboursement de l'Assurance Maladie est également précisée.

Si vous avez un acte dit technique à effectuer, n'hésitez pas à consulter le site de l'Assurance Maladie pour vous informer sur ses modalités et sur son coût. Bien entendu, vous pouvez également vous rendre sur nos forums et discuter avec des internautes ayant eu le même geste à effectuer récemment !

Source : Communiqué de l'Assurance Maladie - 4 décembre 2008

7 decembre 2008

 

 

  • Journée Internationale du handicap : 3 décembre 2008

La Journée Internationale des personnes handicapées a lieu le 3 décembre. La "Dignité et justice pour tous" est le thème de cette Journée. L'objectif visé est de permettre aux personnes handicapées de jouir pleinement des droits de l'homme et de participer en toute égalité à la vie en société. La HALDE publie un sondage sur la scolarité des enfants handicapés et le village "Handicap et Dépendance" s'installe à Paris les 3, 4 et 5 décembre.

Environ 10 % de la population mondiale, soit 650 millions d'habitants de la planète, vit avec des incapacités, estime l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En France, 5 millions de personnes se trouvent en situation de handicap. La Journée du 3 décembre vise à faire mieux comprendre les problèmes liés au handicap et à mobiliser en faveur de la dignité, des droits et du bien-être des personnes handicapées.

A cette occasion, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) publie un sondage sur la scolarisation des enfants handicapés. La scolarisation des enfants handicapés a-t-elle progressé depuis la loi du 11 février 2005 ? Rappelons que cette loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à un parcours scolaire continu et adapté.

Ce sondage révèle un phénomène positif : la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire progresse. En outre, la scolarisation d'élèves handicapés est bien acceptée là où elle est effective. Il existe toutefois des difficultés : une absence d'information et de formation relevée pour les directeurs, les élus et les parents et l'absence de moyens adaptés pour accompagner certains handicaps. C'est pourquoi la HALDE va proposer au Ministère de l'Education nationale et aux collectivités un plan d'action pour répondre aux difficultés exprimées.

Pour maruqer cette journée, le village "Handicap et dépendance" de D&O, groupe paritaire de protection sociale, s'installe à Paris les 3, 4 et 5 décembre. Cet événement, placé sous le Haut Patronage de François Fillon, Premier ministre, a pour but de sensibiliser le grand public aux différentes situations de handicap et de perte d'autonomie et de faire changer le regard sur le handicap et la dépendance. L'opération "Handicap et dépendance" s'articule autour d'une exposition pour s'informer, d'ateliers pratiques pour découvrir et d'un groupe de réflexion pour échanger et partager.

- L'espace Handicap et dépendance présente notamment un quiz pour tester ses connaissances en matière de handicap ainsi qu'un atelier "regarde avec mes yeux" permettant au grand public de comprendre les difficultés de ceux qui sont atteints de pathologie du type dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), rétinite pigmentaire ou cataracte.

- L'espace vie quotidienne comporte deux parcours d'accessibilité : l'un est réel, l'autre virtuel et permet aux personnes valides d'appréhender les difficultés de déplacement en fauteuil roulant.

- L'espace prévention présente de l'information sur ce thème ainsi que sur la préservation de l'autonomie.

- L'espace D&O présente des informations sur ses services d'aide à la personne.

- Au programme également : une animation d'handi-basket et de pétanque, ainsi que les démonstrations d'un chien de l'association Handi'chiens.

Rendez-vous du 3 au 5 décembre Place du Palais Royal, Paris 1er, pour changer votre regard sur le handicap.

Sources : communiqué de presse, HALDE, 2 décembre 2008, communiqué de presse, groupe D&O, 25 novembre 2008

3 decembre 2008

 

 

  • Un Français sur 4 redoute les maladies infectieuses

L'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES) et l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) ont publié les résultats de la première étude sur les connaissances, perceptions, représentations, attitudes et pratiques de la population française et des médecins praticiens vis-à-vis des risques infectieux et leur prévention. Principaux enseignements.

Selon cette enquête, les maladies infectieuses chroniques apparaissent en quatrième position du classement des maladies les plus redoutées (26 %) après les cancers (86 %), les maladies neurologiques (47 %) et les maladies cardio-vasculaires (47 %). Les femmes craignent davantage les infections susceptibles de toucher les jeunes enfants et les hommes les infections hivernales comme la grippe saisonnière et la gastro-entérite.

Pour se protéger des maladies infectieuses dans leur vie quotidienne, près de la moitié des personnes interrogées (45 %) déclare se laver les mains, un tiers (30 %) évoque une bonne hygiène corporelle et plus d'une personne sur sept une bonne hygiène en général, incluant la maison, le linge... Ce sont d'ailleurs les pratiques d'hygiène qui sont les plus citées par les personnes interrogées pour prévenir les maladies infectieuses (61 %), bien avant la pratique du sport, la limitation du stress, la prise de médicaments en cas de symptômes, l'évitement des personnes malades ou encore les vaccinations. Ces pratiques sont plus répandues chez les femmes que chez les hommes ainsi que dans les foyers où vit un enfant de moins de 15 ans.

Lorsqu'elles souffrent d'une grippe saisonnière, une personne sur trois affirme "rester chez soi", une personne sur cinq évite systématiquement les lieux publics et 16 % évitent systématiquement de prendre les transports en commun. Pour protéger leur entourage, moins de la moitié des Français interrogés serait disposée à porter un masque à leur domicile.

Rappelons qu'en France, chaque année, environ 30 000 décès sont dus aux maladies infectieuses, provoquées par les virus, les bactéries et les parasites. Ces maladies sont impliquées comme cause "initiale, immédiate ou isolée" dans 12 % des décès.

Source : communiqué de presse INPES, InVS, 25 novembre 2008

1 decembre 2008

 

 

 

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